Vous êtes ici : Accueil > Dans la région > 11ème Festival du Cerf-Volant
Publié : 27 mai 2010

11ème Festival du Cerf-Volant

Vendredi 4 juin, 20H30
20h30 à la salle Morand de la maison de quartier des Pareuses. En présence de Nasser Omar, documentaire « le joueur de cerf-volant » il relate le parcours de Nasser Omar, à la fois personnel depuis son exil d’Afghanistan, et professionnel avec la création de son entreprise de spectacle.

Samedi 5 juin
Démonstration de vol de 14h00 à 21h30 puis vol de nuit, un son et lumière plein de magie et de rêve.

Dimanche 6 juin
de 10h00 à 12h00 : école de pilotage
de 14h00 à 18h00 : clôture du festival au stade d’athlétisme R. Tempesta. Entrée libre.


Origine du cerf-volant
Le cerf-volant est très certainement né en Chine, mais il est impossible de déterminer sa date de naissance, tant il est difficile de dissocier l’histoire et la légende. Quelles que soient les thèses sur son origine, c’est au vent que revient le mérite de cette découverte. On raconte, à ce propos, que le chapeau d’un fermier chinois emporté par le vent a contribué à la création du premier cerf-volant.
Vers 190 av. J.C. certains cerfs-volants servirent la cause militaire. Équipés de systèmes sonores (harpes éoliennes vibrant au vent) ils terrifièrent les troupes ennemies.
Une autre histoire chinoise célèbre parle du Général Han Hsin, qui assiégeait un palais en 196 av. J.C. Il utilisa un cerf-volant pour évaluer la distance entre ses troupes et les murs du palais. Puis il fit construire un tunnel et put ainsi envahir le palais.

Le cerf-volant et la science
Le cerf-volant existe dans le monde entier et de très nombreuses légendes s’y rattachent. Au-delà de l’aspect ludique ou religieux, le cerf-volant fut aussi un support pour la recherche scientifique. Il faut attendre le milieu du XVIIIe siècle pour trouver des traces d’expériences comme celle de l’écossais Alexander Wilson, qui mesura la variation de la température de l’air en fonction de l’altitude, à l’aide de thermomètres fixés à six cerfs-volants réunis en train à la même ligne de retenue et répartis sur une hauteur de 900 mètres.
L’expérience plus connue est celle de Benjamin Franklin en 1752 qui démontra que les éclairs étaient un phénomène électrique et non d’origine divine en lançant un cerf-volant en plein orage.
La photographie par cerfs-volants permit d’affiner la topographie des cartes et a rendu d’immenses services aux armées en campagnes.
Le cerf-volant et l’aéronautique :
Les travaux de recherches sur les cerfs-volants servirent au fondement de l’aéronautique, et permirent à l’homme d’assouvir cette antique envie : voler. Les pionniers du genre utilisaient de grands cerfs-volants bien stables qui assuraient une portance suffisante.
En 1948, un ingénieur de la Nasa, Francis Rogallo, met au point un cerf-volant à voilure flexible afin de permettre à celui-ci de s’adapter au vent. Son cerf-volant est l’ancêtre du delta-plane, des ULM et des cerf-volants acrobatiques.

(source pagesperso-orange.fr/.../cerfvolant/histoirecv.html -)

Le cerf-volant et la radio

Les cerfs-volants furent à la base de découvertes fondamentales pour le radio amateurisme.
En octobre 1866, Mahlon Loomis a démontré avec succès ce qu’il a appelé la
« télégraphie sans fil » en utilisant des cerfs-volants. C’est le premier exemple connu de communication aérienne sans fil. Il dépose le 30 juillet 1872, un brevet portant le n° 129,971, dans lequel il écrit : « Je soussigné, MAHLON LOOMIS, dentiste, Washington, District de Colombie, ai inventé ou ai découvert un nouveau moyen pour télégraphier et de produire de la lumière, de la chaleur, et de la force motrice ; et j’affirme par la présente que ce qui suit en est une description complète. La nature de mon invention ou découverte consiste, d’une façon générale, dans l’utilisation de l’électricité normale et dans la mise en place d’un courant électrique ou un circuit télégraphique sans aide de fils, de batteries artificielles ou de câbles, pour établir un circuit électrique qui communique d’un continent du globe à l’autre »

Guglielmo Marconi a lui, réalisé des démonstrations sur la plaine de Salisbury en septembre 1896, devant des membres du gouvernement, l’armée et des fonctionnaires de l’Amirauté. En mars 1897 et pendant une démonstration, des portées de transmission ont été enregistrées jusqu’à 7Km. Dans ces essais Marconi a abandonné les réflecteurs qu’il avait utilisés en faveur de fils électriques soulevés par des cerfs-volants ou des ballons. L’idée de Marconi était d’employer des méthodes qu’il avait déjà utilisées un certain nombre de fois auparavant en utilisant des cerfs-volants. En effet, des cerfs-volants et des ballons d’hydrogène avaient été employés avec succès pour soulever des antennes dans des situations antérieures de transmission (expérience transmanche )

Installé à Poldhu Signal Hill (Terre Neuve) l’équipement comprend un fil d’antenne, six cerfs-volants, deux enveloppes de ballon hydrogène et 25 bouteilles d’hydrogène. L’essai commence. Un cerf-volant est mis en vol avec 180 m de fil d’antenne pour s’assurer que le système fonctionne en ce 12 décembre 1901. Du côté sous le vent du cerf-volant se tenait William Paget, l’assistant de Marconi. Le vent était constant et glacial. William Holwell tenait la ligne attachée au grand cerf-volant. Lui et les autres ont tiré sur la ligne, alors que Paget laissait s’envoler le cerf-volant. Les vents tumultueux, une caractéristique constante de Signal Hill, rendaient difficile le maintient du cerf-volant à la bonne altitude, nécessaire pour l’antenne.
Un fil d’antenne était fixé à une extrémité du cerf-volant, l’autre extrémité étant mis à la terre. Faire voler le cerf-volant avec ce point d’ancrage supplémentaire et avec ces vents forts était une tâche difficile. Finalement, ils ont réussi à le faire tenir.
À l’intérieur du bâtiment, sur un dispositif de réception sans fil, (radioconducteur) connu sous le nom de cohéreur( inventé par M. Branly, c’était une forme primitive de détecteur de signal par radio se composant d’une capsule de limaille de métal entre deux électrodes ) était fixé un fil électrique passant par le cadre de la fenêtre et relié à l’antenne instable suspendue au cerf-volant. Le cerf-volant continuait à voler dans un vent fort. Il tirait très fort sur les mains de Holwell. Comme l’antenne bougeait dans tous les sens, Marconi ne pourrait pas utiliser le dispositif de réception prévu pour donner les preuves de la réception d’un signal. Un enregistreur de Morse, qui était capable de recevoir des signaux et de les encrer sur une bande de papier, ne fonctionnerait pas avec une telle antenne instable.

Marconi a donc improvisé et utilisé un récepteur de téléphone, écoutant attentivement. Il le tenait près de son oreille et écoutait le signal qui pourrait provenir de l’autre côté de l’Océan atlantique. La tension était palpable, mais les pionniers de la transmission sans fil sont restés calmes et attentifs, espérant ardemment un son.Sur les ondes, faible mais perceptible, le bruit de trois points, signal international de code Morse pour la lettre « S », s’est fait entendre. Il était 11:30 heures du matin. Marconi a tranquillement passé le récepteur à George Kemp. Il a écouté. Une fois de plus le signal est parvenu et Kemp a hoché la tête pour confirmer.Seulement deux personnes avaient entendu les signaux par le récepteur. Aucun signal n’avait pu être enregistré sur le dispositif d’impression de Morse. Le signal venait d’être transmis de Poldhu près de Mullion, à une distance d’environ 3.000 kilomètres. C’était la première fois que l’Océan Atlantique était traversé par un signal sans fil !

Holwell et les autres cerfs-volistes ont été invités à l’intérieur pour se réchauffer avec un chocolat chaud. Les cerfs-volants ont été tranquillement emballés dans des caisses d’expédition et renvoyés à Marconi Company à Chelmsford, Angleterre.

Ce signal venait de prouver, sans aucun doute, que son système sans fil pourrait voyager autour de la Terre et au-delà de distances considérables. Cette découverte mena à la naissance de la radio, de la télévision et des télécommunications modernes

Il y avait six cerfs-volants avec des tailles variables. Dans les archives, il est mentionné un cerf-volant de 2,75 m de hauteur et d’autres qui mesuraient environ 1.90 m de hauteur. Tous les cerfs-volants étaient de type de Baden-Powell. Les cerfs-volants étaient fabriqués par G.C. Spencer et Bros. Ltd, Highbury, Londres, Angleterre, fournisseur bien connu de ballons et de cerfs-volants. A ce jour, il reste seulement deux cerfs-volants identifiés comme provenant de l’équipement.

La station de Poldhu a été fermée en 1933. En 1937 l’emplacement a été nettoyé et 10 âcres ont été données à la National Trust et un monument a été érigé pour marquer l’importance de ce site.
Lors des célébrations du 25ème anniversaire de la première transmission sans fil au-dessus de l’Océan Atlantique, George Kemp a présenté un cerf-volant qui a été utilisé pendant ces expériences transatlantiques. Ce cerf-volant provient du National Museum of Science and Industry ( Source Internet : www.carnetdevol.org)

Marie F5UAY