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Publié : 12 septembre 2014

UNE PLUIE DE SONDES METEO !

Une pluie de ballons sondes météo partis du centre de Météo Suisse à Payerne s’est abattue en Suisse et en Franche-Comté, la deuxième quinzaine de juin.
Eh oui, une pluie car ce n’est pas moins de 162 sondes qui ont été envoyées pour de l’inter-comparaison de différents modèles, de différents marques et de fournisseurs différents, la référence étant la Vaisala.
Outre les deux lancers quotidiens, trois fois par jour (10h -12h -22h) pendant 9 jours, six sondes météo s’envolaient en même temps placées en étoiles sur un support spécial. Leurs origines étaient de trois nationalités, la première semaine : Finlandaise, Suisse et Française, la deuxième semaine : Finlandaise, Suisse et Américaine. Le poids de l’ensemble nécessitait un plus gros ballon qu’à l’ordinaire, environ 3kg à vide gonflé entre 6 à 10m3 d’hélium équipé d’un plus gros parachute.

Les radioamateurs intéressés par cette expérience avaient dans un premier temps proposé leur participation pour la récupération. Ils furent ensuite sollicités par Météo Suisse soucieux de garantir un certain respect de l’environnement.
Finalement ce sont F1SRX Stéphane et Théo son fiston, F5HLQ Jean-Claude, F5ZV Roland qui, accompagnés de Jean-Michel responsable de Météo Suisse et de radioamateurs suisses, s’engagèrent à leur poursuite. Elles chutèrent aux environs de Pontarlier, Berne, Yverdon et la majorité vers Payerne même.

Les C34 Suisses sont facilement décodables, les Américaines (I-MET 2) et la nouvelle Vaisala ( RS41) le sont beaucoup moins. Il fallait jouer sur plusieurs fréquences pour décoder les signaux assez proches. Toutes ont été localisées sans toutefois être toujours accessibles. L’équipe en a ramené 90 dont plusieurs prototypes. A chaque envoi c’était une nouvelle aventure et de nouvelles péripéties comme la recherche de cet ensemble tombé dans le lac, rendant le GPS inutilisable. Seul la gonio permettait la récupération, et lorsque c’est l’officier de la capitainerie du port qui affrète un bateau, il vaut mieux ne pas se tromper !
Une autre récupération a amené les chasseurs à sonner chez un radioamateur HB pour accéder au toit sur lequel était tombé le parachute alors que les sondes reposaient dans le jardin voisin.
Pour nos amis, cette superbe chasse au trésor se terminait à chaque fois par la phrase de Jean-Claude F5HLQ devenue culte en faisant le tour des réseaux sociaux : « Ben c’est pas l’ tout, il faut plier cette M… qui ne rentrera jamais dans la Clio !...

Matériel généralement utilisé :
-  Logiciel de sonde monitor + un GPS qui, reliés entre eux donnent la distance à laquelle se trouve la sonde et l’angle d’inclinaison.
-  Un récepteur Yupitéru.
-  1 antenne de mobile.
-  1 antenne directive pour l’approche.
-  Du matériel pour décrocher la sonde ou le parachute, des crampons pour grimper aux sapins souvent très hauts etc, etc….

F5HLQ utilise un signal link + un Yupitéru.
Le top du top, pour ne pas faire trop de kilomètres : Un camping-car qui permet de gérer l’intendance, griller les patates, cuire les saucisses au barbecue mais aussi pour le repos du guerrier et un second véhicule pour les allers et retours.
Ne les plaignons donc pas car, mon petit doigt me l’a dit, ces deux semaines, sous un soleil magnifique au bord du lac avec une eau à 25° ressemblaient vraiment à des vacances…. En célibataires !
F5UAY pour F1SRX, F5HLQ, F5ZV.

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